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September 30 La côte des légendesVous trouverez ici quelques commentaires sur les photos prises lors de notre balade sur la Côte des légendes en septembre 2008
1) Guissény
a) Au port, nous avons eu le plaisir de voir évoluer un phoque peu farouche.
b) Les plages. Le long de cette côte se succèdent des plages de sable blanc et fin dont Le Vougot entre Plouguerneau et Guissény. De la mer surgissent de nombreux rochers.
c) L'étang. C'est un endroit magique que Yann, rencontré lors de la fête des goémoniers, nous a fait découvrir. N'hésitez d'ailleurs pas à visiter son blog (photopaysage.over-blog.com). Ici, la faune et la flore sont abondantes. Les oiseaux venant d'Europe du Nord et se dirigeant vers l'Afrique y séjournent jusqu'au printemps. Ainsi, oiseaux migrateurs et oiseaux locaux trouvent- ils refuge dans ces marécages. L'idéal serait de s'y poster à différents moments de la journée.
2) Kerlouan
Au coeur du pays Pagan, on découvre le village de Ménéham et son histoire. En restauration depuis novembre 2004, il devrait reprendre vie sans tarder. Il était-est ou sera constitué de :
a) Le corps de garde. C'est une "maison au toit de pierre", 1er édifice de hameau construit pour surveiller la côte. Sa date de construction est incertaine. A l'origine, il abrite des miliciens recrutés dans la paroisse de Kerlouan puis des douaniers à partir de 1792.
b) La chaumière. Lieu de rencontre et d'échanges entre pêcheurs de 1936 à 1973, ce bâtiment abrite actuellement une auberge.
c) La caserne. Elle est composée de 6 logements où exposent désormais des artisans.
d) La maison Boédoc. Edifiée au 19ème siècle, c'est la construction la plus récente. Depuis juillet 2007, c'est un espace d'accueil.
e) La maison Salou. Elle est transformée en musée depuis peu.
f) Les maisons avancées. Elles ont une achitecture spécifique avec un décochement à l'endroit où l'on posait la table familiale. On peut y voir un four à pain. Ces maisons ont été transformées en gîtes depuis juillet 2007.
Les conditions de vie étaient difficiles. Les journées étaient rythmées par le dur labeur de la terre puis de la pêche côtière et de la récolte du goémon. La culture d'endive fut introduite à kerlouan en 1950. Ce village typique appartient à la commune de kerlouan qui reste une importante zone de production.
3) Brignogan
Cette commune vit au rythme des marées. On peut notamment y voir :
a) La chapelle Pol. Elle date du XVIème sièce, fut reconstruite en 1870 et rénovée en 2001. la légende raconte que Saint Pol (Paul Aurélien), l'un des 7 saints évangélisateurs de la Bretagne, aurait débarqué ici dans une auge de pierre. Une chapelle fut édifiée à cet emplacement en son honneur. Selon la tradition, lorsqu'un marin péri en mer, on retrouve son corps 3 jours après la messe dite en sa mémoire dans cette chapelle.
b) La guérite des gardes côtes. A proximité de la chapelle, cette guérite fut construite par Vauban pour servir de guet.
c) Le calvaire. Situé sur ce même site, il date également du XVIème siècle.
d) Le phare de Pontusval. Il se dresse là, balayé par les vents dans un magnifique paysage de récifs.
Dans cette commune de Brignogan, chère à mon mari, vous trouvez toujours une plage à l'abri des vents.
September 04 La fête des goémoniersDimanche dernier, à Plouguerneau (Finistère) la traditionnelle fête des goémoniers nous a offert un spectacle bien agréable , emprunt de nostalgie. Plouguerneau est la capitale des goémoniers. Revêtus du costume de travail du début du XXème siècle, les goémoniers ont retrouvé les gestes d'antan pour présenter au public le dur labeur de leurs prédecesseurs:
A marée basse, les goémoniers coupent les algues. Ils les déposent sur une palette pour constituer un drome. Celui-ci remontera avec la marée. D'autre part, les bateaux chargés de goémon arrivent au port.
Les charrettes tirés par les chevaux approchent des bateaux pour le déchargement. Les chevaux pénètrent dans l'eau jusqu'au ventre. Le chargement effectué, le cheval tire la charrette hors de l'eau et remonte sur la dune (3 trajets en général).
Les goémoniers vident alors la charrette. Ils utilisent une civière pour transporter le goémon. Ils en font des petits tas de formes variées et étendent le goémon (tali). il faut en effet éliminer l'eau afin d'endiguer la phase de décomposition des algues.
Ensuite commence l'opération de brûlage dans les fours à soude (Peu profonds, ils mesurent de 5 à 7 m de long et de 60 à 80 cm de large). Ces algues servaient autrefois à la fabrication de la teinture d'iode. De nos jours, les méthodes d'exploitation ont évolué mais l'algue est toujours un produit très recherché sur notre côte bretonne. Elle est surtout utilisée par les récoltants et industriels pour les gélifiants. La France est aujourd'hui le 4ème producteur mondial d'algues.
On ditngue plusieurs formes de goémon :
- Le goémon-épave (varech) amené par la mer sur les plages (souvent après une tempête)
- Le goémon de rive que nous pouvons recueillir à marée basse
- Le goémon de mer que seulement un bateau peut ramener
On distingue les algues par couleur :
1) Les algues brunes (Fucacées ou goémon noir et Laminaires ou tali qui peuvent atteindre 2 à 3 m de long).
2) Les algues rouges (Licken ou Pioka)
3) Les algues vertes (Laitue de mer que l'on trouve en abondance l'été)
Christian (mon mari) a bien voulu répondre aux questions posées par un journaliste de TV Breizh sur cette manifestation.
D'autre part, nous avons fait la connaissance d'un jeune très sympathique passionné de photos sur la nature (Yann)
Sans aller très loin de chez soi, on peut apprécier une multitude de choses : Il suffit de vouloir et de savoir regarder.
Je vais faire un diaporama sur ce même thème que vous pourrez regarder sur http://ppsmania.net (Patricia). La chanson qui l'accompagne, chantée en breton "Gwerz ar vezhinerien" ou la "complainte des goémoniers", raconte la vie difficile des goémoniers du pays Pagan. |
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